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Santé / Médecine / Paramédical

Réduction chirurgicale : causes, symptômes et traitement

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Dans la terminologie médicale, la réduction se réfère à une manipulation consistant à exercer une lente et légère traction sur un os fracturé ou fragmenté. Le but de cette manipulation est de remettre l’os en place et de le maintenir dans cette position. La réduction peut également être utilisée pour étirer le cou et prévenir des spasmes musculaires douloureux. La réduction est souvent réalisée à l’aide de cordes et de poulies, ainsi qu’avec le poids du corps du patient.

Types

La réduction chirurgicale consiste à placer une broche dans l’os fracturé. Elle est généralement réalisée sous anesthésie générale ou sous rachianesthésie afin qu’aucune douleur ne se fasse ressentir durant la procédure chirurgicale. Des poids sont ensuite reliés à la broche et le patient est placé dans un lit adapté afin d’exercer les tractions et de faciliter les soins réalisés par les infirmières. La réduction chirurgicale est plus couramment employée pour traiter les fractures du fémur.

La réduction par manipulation externe est nettement moins invasive. Elle consiste à appliquer des bandes de traction directement sur la peau en dessous de la fracture. La traction, ou la pression, est généralement limitée à moins de 10 % du poids corporel du patient. Un rapport plus élevé ne fournit pas de résultats plus rapides, mais pourra causer des irritations et des dommages à la peau. La réduction par manipulation externe est rarement un remède définitif. Elle se présente plutôt comme un moyen de stabiliser une fracture jusqu’à ce que les médecins se mettent d’accord sur le traitement final à appliquer (Buckley).

Traction cervicale

Traction cervicale

La traction cervicale peut être utilisée de deux façons : Elle permet d’une part d’étirer les muscles du cou pour soulager ou prévenir des spasmes musculaires. Elle est, d’autre part, utilisée pour réaligner la colonne vertébrale et l’immobiliser après une blessure de la nuque. Dans ce dernier cas, le cou est entouré par une entretoise métallique qui est ensuite attachée à un harnais de sécurité, à des poids ou à la tête. Une anesthésie générale est réalisée avant de placer une broche dans le crâne. Le patient est donc endormi tout au long de la procédure et peut ne pas se souvenir des opérations réalisées lors de son réveil. Dans certains cas, une minerve rigide peut être employée pour stabiliser suffisamment la tête et le cou.

Utilisation en déclin

Utilisation en déclin

À une certaine époque, elle était considérée comme un traitement à la pointe. Aujourd’hui toutefois, les techniques chirurgicales ont progressé au point qu’une fracture complexe qui prenait plusieurs mois à se remettre en place peut désormais être corrigée grâce à quelques heures de chirurgie. De plus, les chirurgiens ont noté, en surveillant les résultats obtenus sur les patients, que les sujets ayant pu quitter le lit médical et ayant pu se déplacer le plus rapidement possible après leur blessure se rétablissaient plus efficacement que les patients ayant été immobilisés dans un lit. La réduction ne permet pas de réaliser ce type de mouvements aussi tôt (OrthoInfo).

Suivi

En cas de réduction pour un os fracturé ou pour des problèmes de cou, le médecin suggérera probablement des soins ambulatoires ou un programme de physiothérapie et d’ergothérapie afin d’aider le patient à retrouver ses forces et à réapprendre les compétences qu’il pourrait avoir perdues à cause de sa blessure. Les thérapeutes peuvent également enseigner au patient de nouvelles techniques pour compenser la douleur, la faiblesse, ou la paralysie consécutives à la blessure. Les premiers jours suivant la réduction/traction peuvent être difficiles. Si le patient est resté immobilisé au lit pendant une longue période, ses muscles seront probablement affaiblis. Un excès de mouvements peut fatiguer le patient, mais il est important de respecter à la lettre le programme de rééducation défini afin d’optimiser le rétablissement.

Risques

La réduction chirurgicale implique une chirurgie mineure. Toute chirurgie comporte des risques liés aux effets indésirables de l’anesthésie, à des douleurs et à des dommages causés aux tissus environnants.

Les autres risques comprennent la douleur, des infections sur les zones où les broches ont été fixées et une dépression à la perspective de devoir rester immobilisé pendant plusieurs jours ou une longue période. Il sera nécessaire d’informer le médecin si les médicaments prescrits ne suffisent pas à calmer la douleur, si la peau située sur la zone des broches devient rose, chaude et gonflée, ou en cas de sentiment de tristesse et de désespoir.

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